Writober #2 - Au moment où il ouvre la porte...
Bienvenue pour ce deuxième jour du challenge ! Si vous avez raté la lanterne d'hier, pas de panique : chaque jour apporte sa propre micro-histoire. Installez-vous avec une boisson chaude, c'est parti.

Au moment où il ouvre la porte, le froid le frappe de plein fouet, telle une gifle immatérielle. Rien à voir avec la douceur automnale qu’il connaît : c’est un air dense, compact, imprégné d’une odeur âcre de terre détrempée et de feuillage brûlé.
Il se fige, la main toujours serrée autour de la poignée en cuivre, comme suspendu entre deux mondes, incapable de décider s’il doit avancer ou reculer. Le vestibule, pourtant familier, s’est volatilisé. Le parquet ciré et le porte-manteau ont cédé la place à un sentier de terre sinueux, flanqué d’arbres centenaires aux branches squelettiques qui s’élancent vers un ciel plombé.
Dans cette clarté crépusculaire, une brume épaisse rampe entre les troncs, modelant des formes vagues qui semblent se mouvoir dès qu’il tente de les fixer, comme si la perception elle-même devenait instable. Un bruit métallique, ténu mais net, déchire soudain le silence absolu. Sur la première marche du perron, la lanterne en fer forgé l’attend. Sa flamme dorée, minuscule et vacillante, danse avec une obstination étrange malgré le courant d’air glacial qui traverse l’espace. Posée contre le métal froid, une feuille pliée réapparaît, identique à celle qu’il a déjà vue, couverte d’une écriture qu’il commence à identifier sans équivoque : « Le chemin ne s’ouvre qu’à ceux qui portent la lumière. »
Dans son dos, un déclic sec se fait entendre, sans intervention de sa part. La serrure vient de se refermer, scellant l’issue derrière lui.
À votre tour ! La porte est verrouillée : ramassez-vous la lanterne pour vous enfoncer dans la brume, ou cherchez-vous à enfoncer la porte ? Dites-le-moi en commentaire !
Rendez-vous demain dès 7 h 30 pour le Jour 3 !



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