Writober #7 - Les cloches se mirent à sonner ...
Salut et bienvenue pour cette septième journée du challenge ! On est déjà au milieu de la semaine, alors prenez un moment pour vous installer vraiment bien, sans être pressé, et gardez une boisson chaude pas loin de vous. ☕

Les cloches se mirent à sonner à l'instant précis où la lanterne, jusque-là suspendue dans les airs, cessa tout mouvement. Le son produit se caractérisait par sa lourdeur et sa profondeur : il s'agissait d'une vibration de bronze ancien, dont la portée ne se limitait pas à une simple propagation acoustique dans l'atmosphère. Cette onde entraînait en effet une oscillation du sol perceptible sous la plante de mes pieds, et se propageait jusqu'aux confins de ma cage thoracique, où elle entrait en résonance.
Néanmoins, lorsque je parcourus l'horizon écarlate du regard, je ne pus identifier aucun clocher, aucune tour de pierre, ni même un quelconque indice attestant d'une présence humaine. Ce carillon à la solennité marquée paraissait émaner directement des profondeurs du sol, ou bien des branches tortueuses des grands arbres rouges qui s'étendaient au-dessus de nous.
À chaque volée de cloches, une onde de choc invisible traversait l'ensemble du sous-bois. La brume dorée interrompait alors brièvement sa course, demeurant suspendue un instant, avant de reprendre son déplacement en traçant dans l'air des configurations complexes, quasiment déchiffrables, à la manière d'une écriture dont l'existence serait éphémère. Au niveau du sol, les milliers de feuilles rouges constituant le tapis forestier se soulevaient simultanément, se maintenant en apesanteur à quelques centimètres de la terre, et vibraient en synchronisation avec les oscillations du bronze.
Lorsque retentit le douzième coup, la dernière résonance s'éteignit progressivement, et un silence absolu s'installa de nouveau sur la forêt, un silence dont la densité et le poids excédaient ceux qui prévalaient auparavant.
C'est à cet instant que l'écorce du séquoia centenaire, dressé immédiatement devant moi, se fendit en produisant un grincement caractéristique du bois mort. Au centre du tronc ainsi mis à nu, ce n'était pas de la sève qui s'écoulait, mais une clarté liquide et scintillante, laquelle se mit à ruisseler lentement, épousant avec une précision troublante le relief d'une empreinte de main humaine.
Le carillon ne constituait donc pas un avertissement destiné à me faire fuir. Il s'agissait d'un signal d'accueil, et le portail attendait désormais que je lui apporte ma réponse.
À votre tour ! 💬
Placeriez vous votre main dans cette empreinte lumineuse pour répondre à l'appel de la forêt, ou hésiteriez vous encore ? Dites-le-moi en commentaire !
Rendez-vous demain dès 7 h 30 pour le Jour 8 du Writober! ⏰



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