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Writober #8 - Où est-il ? ...

8 oct.
2 min de lecture

Salut, et bienvenue pour cette huitième journée du challenge ! Pour continuer l'aventure dans de bonnes conditions, prenez un moment pour vous installer tranquillement, avec une boisson chaude à portée de main. ☕


Livre ouvert, tasse orange et montre gousset sur un plaid, près d’une fenêtre embuée; ambiance chaleureuse et calme.

Où est-il ? Cette question n'arrêtait pas de revenir dans mon esprit, elle s'imposait à moi avec une force telle qu'elle en devenait presque douloureuse, alors que les dernières vibrations du bronze s'évanouissaient pour de bon au loin.


J'ai posé ma paume contre l'empreinte lumineuse du vieux séquoia, celui qui est là depuis des siècles. Je m'attendais à ce que tout bascule d'un coup, à recevoir un choc, ou même à voir le tronc s'écarter comme s'il s'agissait d'une immense porte. Mais rien de tout cela ne s'est produit. La lumière liquide a simplement disparu sous ma peau, accompagnée d'un frisson tiède, et une chaleur bizarre s'est mise à circuler, depuis mon poignet jusqu'au creux de mes épaules.


Quand j'ai fini par trouver le courage de rouvrir les yeux, le paysage semblait identique à ce qu'il était avant. Les mêmes arbres imposants, avec leurs cimes écarlates, dominaient toujours la scène, plongés dans ce crépuscule qui ne finit jamais. Pourtant, quelque chose manquait, et ce vide pesait lourd.


La lanterne en fer forgé ne planait plus dans les airs pour me montrer la direction. Elle était maintenant posée au sol, jetée sans façon sur un rocher plat couvert de lichens dorés. Et de la silhouette sombre qui la précédait depuis le départ, il ne subsistait absolument rien. L'homme s'était volatilisé, comme rayé par le dernier tintement de la cloche.


Il ne restait que deux empreintes récentes, enfoncées dans le tapis de feuilles rouges, qui s'interrompaient net au bord d'une déchirure béante dans le sol : un ravin à pic que la brume m'avait caché jusqu'à cet instant précis.


Je me suis avancé avec prudence vers le bord du vide, le cœur battant si fort qu'il résonnait dans ma poitrine, et c'est alors qu'un murmure à peine audible est monté des profondeurs obscures du gouffre. Ce n'était ni le vent qui soufflait dans les branches, ni le bruit léger d'un animal nocturne. C'était une voix hésitante, presque éteinte, qui prononçait clairement mon prénom.


À votre tour ! 💬 Oseriez vous vous pencher au-dessus du ravin pour répondre à cette voix familière, ou prendriez vous la lanterne pour faire demi-tour ? Dites-le-moi en commentaire !


Rendez-vous demain dès 7 h 30 pour le Jour 9 du Writober! ⏰

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