Writober #9 - A chaque lever de soleil je me rappelle que ...
Bonjour et bienvenue à toutes et tous pour ce neuvième jour du challenge Writober ! ☕ Prenez le temps de vous installer confortablement, attrapez votre boisson chaude préférée et laissez-vous envelopper par l'ambiance de cette nouvelle matinée d'écriture. La forêt écarlate n'a pas encore livré tous ses secrets, et la quête s'intensifie doucement.

A chaque lever de soleil, je me rappelle que la séparation entre la réalité et le cauchemar repose sur un fil d'une extrême fragilité. Un fil dont la ténuité égale celle de la flamme d'une bougie, dont la fragilité équivaut à celle du souvenir d'un visage en train de s'effacer. Par le passé, l'aube m'offrait l'apaisement que procure la lumière, ainsi que la certitude réconfortante que les ténèbres de la nuit finiraient inévitablement par se dissiper sous la douceur des premiers rayons. Or, en ce lieu, sous ce ciel de couleur violette où le soleil paraît ne jamais franchir la ligne d'horizon, toute clarté qui apparaît ne fait que réactiver mes incertitudes les plus anciennes.
Accroupi au bord du ravin, les doigts enfoncés dans une terre humide et tiède, j'écoutais cette voix qui remontait des profondeurs. Ce murmure qui énonçait mon prénom n'émanait pas d'une personne inconnue. Il s'agissait de mon propre écho. Un écho plus jeune, plus assuré, que le temps et la brume avaient altéré, comme s'il était demeuré prisonnier au fond de ce gouffre depuis des années.
Je me suis relevé sans brusquerie, tandis qu'un vertige me nouait l'estomac. Sur le rocher situé près de moi, la lanterne en fer forgé s'est rallumée d'elle-même, dirigeant une lumière dorée droit vers le fond de la crevasse.
À cet endroit, à quelques mètres seulement en contrebas, des marches de pierre taillées directement dans la paroi rocheuse verticale, couvertes d'une mousse écarlate, s'enfonçaient en spirale dans l'obscurité. L'homme au long manteau n'avait pas sauté. Il était descendu. Et chaque fois que la lumière du matin s'efforçait de traverser la canopée pour me rappeler mon origine, je saisissais que le seul moyen de recouvrer ma liberté consistait, paradoxalement, à m'enfoncer toujours plus loin dans les profondeurs de la terre.
J'ai saisi l'anse de la lanterne. Le métal était brûlant, mais je n'ai pas relâché ma prise.
À votre tour ! 💬 Face à un escalier taillé dans la roche qui s'enfonce dans les ténèbres, poseriez vous le premier pied sur les marches ou attendriez vous que le soleil se lève complètement ? Dites-le-moi en commentaire !
Rendez-vous demain dès 7 h 30 pour le Jour 10 du Writober ! ⏰



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